Aion Lore

Coucher de soleil romantique

Le crépuscule de l’amour

– Chapitre 7 : La visite d’Ergvard –

– Approuvé par les Seigneurs Dragons –

Bealara

Bealara se reposait dans sa chambre, les événements de la journée tourbillonnant encore dans sa tête. Pendant tout ce temps, elle avait cru qu’Ergvard était un Shulack normal, comme elle.

Mais il avait un lourd secret, qu’elle partageait désormais. Un secret qui ébranlerait la vie du petit village dans lequel ils vivaient.

Elle savait qu’elle aurait dû en parler à quelqu’un. A son père, son chef, le gouverneur drakan local… n’importe qui !

Alors, pourquoi s’était-elle tue ? Pourquoi ne faisait-elle pas son devoir pour protéger sa famille ?

Elle était amoureuse d’Ergvard. Une brise froide pénétra dans la salle et Bealara frissonna. N’avait-elle pas fermé la fenêtre ?

La fenêtre était effectivement grand ouverte. Ergvard s’était accroupi sur le rebord, comme il l’avait fait à maintes reprises déjà.

Il sourit de ses crocs blancs qui semblaient scintiller sous la lumière des étoiles et d’un bond, pénétra dans la chambre.

“Je suis désolé, il est déjà tard. Il fallait absolument que je te voie.”

“Mais pourquoi ? Je suis si commune, je n’ai rien d’attirant,” demanda Bealara en clignant de ses yeux violets alors que ses griffes caressaient sa fourrure lustrée.

“Non, non ! Tu es la plus belle créature que j’aie jamais vue !”

“Oh, il est vraiment adorable”, se dit Bealara. “Je pourrais me perdre pour toujours dans ses bras.”

“S’il te plaît !”, le supplia-t-elle. “Laisse-moi me perdre pour toujours dans tes bras !” “Toi, au moins, tu sais ce que tu veux”, répondit Ergvard avec un sourire carnassier. “J’ai toujours aimé ça chez les Shulack.”

Bealara s’avança, les bras tendus… avant de s’arrêter net. “Non !”, cria-t-elle. “Je ne peux pas ! Car voyez-vous… je connais votre secret !”

Le sourire d’Ergvard se crispa. “Mon secret ? Mais je ne vous cache rien. Vous savez déjà tout de moi. Je suis un étranger fier et mystérieux, venu depuis peu m’installer dans votre village. Ma famille est aimante, mais un peu bizarre.”

“Nous sommes tout à fait normaux, à une exception près… ou peut-être deux, mais c’est bien normal. Quel secret pourrais-je donc avoir ?”

“Ne me mentez pas !”, sanglota Bealara. “Je vous aime trop ! Pourtant, je sais que vous êtes… un monstre !”

“Un monstre ?”, Ergvard éclata de rire. “Mais je ne suis pas un monstre ! Je suis un Shulack, tout comme toi !”

Bealara agrippa le bras musclé d’Ergvard. “Non ! Cesse de me mentir ! J’ai été stupide de ne pas comprendre plus tôt !”

“Tu disparais pendant plusieurs jours d’affilée sans jamais dire où tu vas et ta force est bien plus grande que celle de n’importe quel autre Shulack !”

“Tu connais des choses qui se sont passées voici plusieurs milliers d’années et ta fourrure scintille au soleil !”

“Il n’y a qu’une seule explication possible ! Tu es… un Daeva !” Ergvard essaya de rire, mais sa gorge ne produisit qu’un son étranglé. “Un Daeva ? Mais c’est stupide ! Un Shulack ne peut pas être un Daeva !”

“Alors, tu n’as jamais été un Shulack. Tout le monde sait qu’il existe des sorts permettant de se métamorphoser. Les puissants Seigneurs Dragons s’en servent tout le temps.”

“Mais les Daevas haïssent les Shulacks, non ? Si j’en étais un, qu’est-ce que je ferais encore ici ?”

“Peut-être que tu as compris que les Balaurs et les Shulacks ne sont pas aussi abominables que les tiens le pensent. Que nous sommes dignes de diriger Atréia, dont nous sommes les maîtres légitimes.”

“Ou peut-être est-ce à cause de quelque chose que tu as dit… Peut-être que… tu m’aimes vraiment…”

Il y eut un long silence. Ergvard regarda longuement Bealara, qui le fixait sans trahir la moindre émotion. Enfin, après ce qui sembla une éternité…

“Tu as raison”, avoua-t-il à mi-voix. “Sur toute la ligne. Je suis un Daeva. J’ai été victime d’un sort de métamorphose et je me suis retrouvé piégé dans ce corps.”

“Et j’ai fini par comprendre que les Seigneurs Dragons et les Shulacks aiment vraiment le monde et veulent le diriger d’une main de fer.”

“Mais surtout, tu as raison au sujet de mon amour pour toi. Je t’ai suivie partout sans que tu t’en rendes compte. Je t’ai regardée dormir par la fenêtre de ta chambre…”

“Je t’aime autant qu’un ancien Humain devenu un Sapien peut aimer une Shulack.”

“C’est vrai ? Tu m’as suivie ? Espionnée ?” s’exclama Bealara. “C’est… c’est tellement romantique !” Les deux amants tombèrent dans les bras l’un de l’autre.

“Oh, Ergvard !” s’écria Bealara. “Si tu savais comme je suis heureuse ! Tu sais, j’étudie l’ingénierie et on me prépare à travailler à la Forteresse céleste d’Aturam !”

“Mais… cela signifie que tu vas devoir me quitter ?”

“Je n’y avais même pas pensé ! Tu as raison, je vais abandonner mes études !”

“Mais un tel travail ferait de toi une Shulack indépendante et ta contribution…”

“Je servirai les Seigneurs Dragons en mettant au monde des bébés hybrides ! Tu comptes plus que tout à mes yeux !”

“Oh, Bealara ! Si seulement tous les Shulacks montraient autant d’empressement que toi à servir les Seigneurs Dragons !”

“Oh, Ergvard ! Si seulement tous les Daevas pouvaient être aussi intelligents que toi et comprendre que les Seigneurs Dragons devraient régner sur tout Atréia !”

“Mais… attends !”, s’exclama Ergvard en regardant la femme qu’il aimait droit dans les yeux. “Et Jikil, notre ami nojolf ?”

“Oh, il éprouve des sentiments pour moi, mais je vais le faire patienter, au cas où que cela ne marcherait pas entre nous.”

“N’est-ce pas égoïste et cruel ?”

Bealara haussa les épaules. “Je suis une Shulack, non ?”

“Vivre avec moi ne sera pas facile”, lui dit Ergvard. “Ma Légion connaît l’existence de ce village et les soldats qui la composent n’ont pas l’esprit aussi ouvert que moi.”

“Cela signifie que tu vas devoir te battre contre ton propre peuple ?” s’exclama Bealara, choquée.

“Oui et je le ferai. Que valent plusieurs millénaires de liens étroits à côté de l’amour que j’éprouve pour une femme que je ne connais que depuis deux mois et demi ?”

“Bien sûr ! Nous resterons ensemble pour toujours, c’est une évidence, et jamais nous ne le regretterons ni nous ne laisserons le doute nous envahir !”

“Pourquoi le ferions-nous ? Nous nous aimons, c’est tout ce qui compte !”

Ergvard et Bealara s’embrassèrent avec passion.

(Ça suffit comme ça. Vous en avez plus qu’assez de ces balivernes.)

(Vous secouez la tête, consterné par ce qu’est devenue la littérature shulack.)

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Elano

Administrateur du réseau de sites LF Strat ! Joueur de MMO depuis tout jeune!

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